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Crise d’angoisse : que faire sur le moment, et après ?

Pendant une crise d’angoisse, installez-vous dans un endroit calme, dites-vous que c’est une crise qui va passer en quelques minutes, et ralentissez votre respiration, bouche fermée, sans chercher à respirer plus fort. Si c’est la première fois, si vous avez mal à la poitrine ou si la gêne ne passe pas, appelez le 15 ou le 112 ; si vous avez des idées suicidaires, appelez le 3114, gratuit, jour et nuit.

Cette page suit les conseils de l’Assurance maladie et de PSSM France (Premiers secours en santé mentale). Elle explique aussi comment aider un proche, et quel travail peut éviter que les crises reviennent, par exemple dans le cadre d’une thérapie individuelle à Paris 12 ou en visio.

Crise d’angoisse : l’essentiel

Se mettre au calme (en voiture, se garer), se rappeler que la crise va passer, respirer lentement, regarder ce qui nous entoure : ces quatre gestes aident.

Une crise dure en général de 5 à 20 minutes (PSSM France).

Appelez le 15 ou le 112 si c’est une première crise, si vous avez mal à la poitrine, si vous faites un malaise ou si cela ne passe pas. Idées suicidaires : 3114.

La crise elle-même n’est pas dangereuse, mais seul un médecin peut écarter une cause physique.

Quand les crises reviennent, un travail de fond aide à moins les subir : il est décrit plus bas.

Que faire pendant une crise d’angoisse ?

L’Assurance maladie donne des gestes simples (ameli, avril 2025). Les voici dans l’ordre.

  1. Mettez-vous au calme, si possible avec un proche, et restez-y jusqu’à la fin de la crise. Si vous conduisez, garez-vous et restez à l’arrêt.
  2. Dites-vous ce qui se passe : « C’est une crise d’angoisse, elle va passer. » Les sensations sont pénibles, mais votre vie n’est pas en danger.
  3. Respirez normalement et calmement. Respirer trop fort ou trop vite peut renforcer les symptômes. L’Assurance maladie conseille un souffle lent et peu ample, bouche fermée, qui gonfle le ventre plutôt que la poitrine (ameli, traitement).
  4. Regardez le temps passer sur votre montre. La crise semble longue, mais elle dure en réalité quelques minutes.
  5. Portez votre attention sur ce que vous voyez et entendez autour de vous, ou sur une image qui vous apaise.

Un exercice de respiration pas à pas

Phil Joyce et Charlotte Sills, deux formateurs anglais en Gestalt-thérapie, décrivent un exercice simple, à apprendre de préférence à froid, pour pouvoir s’en servir pendant une crise (Skills in Gestalt Counselling & Psychotherapy, 2014, p. 215).

  1. Inspirez par le nez en comptant lentement jusqu’à 4. Laissez le ventre se gonfler, la poitrine reste immobile.
  2. Gardez l’air en comptant jusqu’à 3.
  3. Soufflez lentement en comptant jusqu’à 7, comme si vous souffliez doucement sur une bougie.
  4. Recommencez plusieurs fois, puis regardez comment l’angoisse a bougé.

Les auteurs préviennent que ce souffle paraît étrange au début, et c’est normal. Si vous retenez votre respiration, ils conseillent de commencer par expirer : l’inspiration vient ensuite toute seule.

Ils notent aussi que, pour certaines personnes, se concentrer sur le souffle augmente l’angoisse. Si c’est votre cas, arrêtez l’exercice et passez à l’ancrage.

Si respirer ne vous aide pas : l’ancrage

L’ancrage ramène l’attention dans l’instant présent, hors des pensées qui s’emballent. Joyce et Sills en donnent une version très courte : sentir ses pieds sur le sol. Restez assis, posez les deux pieds à plat et sentez le contact du sol.

Vous pouvez y ajouter le conseil de l’Assurance maladie : nommer, dans votre tête ou à voix basse, ce que vous voyez et ce que vous entendez. La couleur d’un mur, un bruit de voiture, la voix d’un proche.

Quand appeler le 15, le 112 ou le 3114 ?

Une crise d’angoisse peut ressembler à un problème cardiaque, et l’inverse est vrai aussi. PSSM France conseille d’appeler les secours si la personne n’a jamais eu d’attaque de panique et pense que ce n’en est pas une (PSSM France, 2025). Appelez le 15 ou le 112 si :

  • c’est la première fois, ou cela ne ressemble pas à vos crises habituelles ;
  • la douleur dans la poitrine est brutale, serre, dure plus de cinq minutes et ne passe pas au repos ;
  • la douleur s’étend vers la mâchoire, les bras, le dos, le cou ou le ventre ;
  • la personne est pâle, a les lèvres bleues, perd connaissance ou a du mal à rester consciente ;
  • vous avez un doute : mieux vaut un appel de trop.

Les signes de douleur et de malaise viennent de la page de l’Assurance maladie sur la douleur thoracique qui demande des soins urgents (mars 2026). Elle signale aussi que, chez les femmes, un infarctus donne souvent des signes moins nets : une angoisse inhabituelle, une grande fatigue, un manque d’air, des nausées. Au téléphone, un médecin régulateur vous pose des questions et vous dit quoi faire. Ces numéros sont gratuits, même depuis un portable bloqué.

Si vous avez des idées suicidaires, ou si vous êtes inquiet pour un proche, appelez le 3114, le numéro national de prévention du suicide. L’appel ne coûte rien, la ligne ne ferme jamais, et c’est un professionnel du soin qui décroche. En cas de danger immédiat, c’est le 15 ou le 112.

Pour les francophones qui vivent hors de France, les numéros ci-dessous ont été vérifiés le 29 octobre 2026 sur les sites officiels de chaque pays.

Pays Urgence médicale Écoute en cas de détresse ou d’idées suicidaires
France 15 ou 112 3114, gratuit, 24 h sur 24 (3114.fr)
Belgique 112, ambulances et pompiers (112.be) 0800 32 123, ligne du Centre de prévention du suicide, gratuite, 24 h sur 24
Suisse 144, ambulance, ou 112 (ch.ch) 143, La Main Tendue (20 à 70 centimes par appel)
Canada 9-1-1 en cas de danger immédiat 9-8-8, appel ou texto, 24 h sur 24 (canada.ca)

Comment aider quelqu’un qui fait une crise d’angoisse ?

PSSM France, l’association qui forme les secouristes en santé mentale, propose quatre étapes.

  1. Vérifiez qu’il s’agit bien d’une crise d’angoisse. Demandez à la personne si elle sait ce qui se passe et si elle en a déjà eu. Présentez-vous si elle ne vous connaît pas. Si elle n’en a jamais eu et pense que ce n’en est pas une, appelez les secours et suivez leurs consignes.
  2. Mettez-la en sécurité. Si un danger la menace, aidez-la à aller dans un endroit sûr, sans prendre de risque vous-même.
  3. Rassurez-la, sans minimiser. Parlez d’une voix calme et assurée : la crise est effrayante, mais elle ne met pas sa vie en danger, et elle va passer. Éloignez ce qui la met mal à l’aise, y compris les curieux. Demandez-lui directement comment vous pouvez l’aider, et ne lui imposez rien sans son accord.
  4. Après la crise, demandez-lui si elle peut rester seule avant de partir, et encouragez-la à en parler à son médecin traitant.

Rassurer sans minimiser, c’est reconnaître que ce qu’elle vit est réel et effrayant, tout en lui rappelant que cela va passer. L’auteur de cette page a suivi la formation de secouriste en santé mentale de PSSM France en 2024.

Crise d’angoisse, attaque de panique, trouble panique : quelle différence ?

Les deux premiers mots désignent le plus souvent la même chose : une montée brutale d’anxiété très forte, avec des signes dans le corps. PSSM France l’écrit ainsi : l’attaque de panique est « plus communément appelée crise d’angoisse ». Elle peut arriver à des personnes qui n’ont aucun trouble anxieux.

Les signes changent d’une personne à l’autre. Les plus fréquents, selon PSSM France :

  • cœur qui s’emballe, palpitations ;
  • impression d’étouffer ou de manquer d’air ;
  • douleur ou gêne dans la poitrine ;
  • vertiges, sensation de s’évanouir, tremblements, sueurs ;
  • nausées ou mal au ventre, frissons ou bouffées de chaleur, fourmillements ;
  • sensation d’irréalité, comme si l’on était détaché de soi ;
  • peur de perdre le contrôle, de « devenir fou » ou de mourir.

On parle de trouble panique quand les crises se répètent, que la personne a peur en permanence d’en refaire une et qu’elle commence à éviter certains lieux ou certaines situations. Une crise isolée ne demande pas forcément de traitement ; le trouble panique, lui, peut demander un accompagnement.

Une crise peut être prévisible, face à une situation redoutée, après de l’alcool ou une substance, ou pendant un sevrage. Elle peut aussi surgir sans raison apparente : au réveil, au travail, au volant, dans les transports. Cette crise « sans raison » fait souvent plus peur que les autres. Elle n’est pas plus dangereuse.

Les crises d’angoisse la nuit

PSSM France cite le réveil et le moment du coucher parmi les moments où une crise peut arriver sans prévenir. Les gestes ne changent pas la nuit : se rappeler que cela va passer, ralentir le souffle, suivre l’heure, écouter les bruits de la pièce. Si les crises de nuit reviennent, parlez-en à votre médecin. Quand ce sont surtout vos nuits qui en souffrent, la page sur les nuits agitées et le sommeil complète celle-ci.

Et après la crise ?

Après une crise, on se sent souvent fatigué, vidé, pendant plusieurs heures, note PSSM France. C’est normal. Reposez-vous si vous le pouvez.

Notez ce qui s’est passé : l’heure, l’endroit, ce que vous faisiez, ce que vous avez ressenti. L’Assurance maladie cite cet agenda des crises parmi les documents utiles au médecin. Prenez rendez-vous avec votre médecin traitant, surtout après une première crise ou si elles reviennent : c’est lui qui peut écarter une cause physique.

Au quotidien, l’Assurance maladie conseille :

  • une activité physique régulière, au moins 30 minutes 3 à 5 fois par semaine, de préférence en plein air ;
  • un bon sommeil et des repas à heures régulières ;
  • d’éviter l’alcool, le tabac et les autres substances, qui soulagent sur le moment mais peuvent aggraver le trouble ;
  • de garder le lien avec sa famille, ses amis, ses collègues.

Si un médecin vous a prescrit un anxiolytique, l’Assurance maladie rappelle que ces médicaments créent très vite une dépendance, qu’ils ne traitent pas le fond du trouble et qu’ils ne doivent pas être pris longtemps. Ne modifiez rien seul : parlez-en à votre médecin.

Quelques jours plus tard, vous pouvez faire le point avec une auto-évaluation. Elle ne remplace pas un avis médical. Pour savoir vers qui se tourner, entre psychiatre, psychologue et praticien, une autre page compare les professions.

Quel travail de fond pour ne plus subir les crises ?

Quand les crises se répètent, l’Assurance maladie recommande une psychothérapie, parfois associée à un médicament que le médecin choisit. L’Assurance maladie décrit la thérapie cognitive et comportementale (TCC) comme efficace pour gérer et prévenir les attaques de panique. Elle compte en général 12 à 18 séances, une par semaine pendant 3 à 4 mois, et s’appuie sur une exposition progressive aux situations redoutées.

Une grande analyse a comparé les ingrédients de ces thérapies, sur 72 essais et plus de 4 000 patients (Pompoli et al., 2018). Deux éléments sont associés aux meilleurs résultats : l’exposition volontaire aux sensations du corps qui font peur (le cœur qui accélère, le souffle court), et des séances en face à face. Le travail sur la respiration aide surtout les patients à suivre leur thérapie jusqu’au bout ; son effet propre sur les crises est faible. Sur le moment, la respiration reste un geste conseillé par l’Assurance maladie ; à elle seule, elle ne traite pas le trouble.

La Gestalt-thérapie aborde la crise autrement. Parmi les pistes que décrivent Joyce et Sills (2014, p. 214-216), deux viennent en premier. D’abord, aider la personne à retrouver de l’appui en elle-même, pour que l’angoisse redevienne supportable. Ensuite, regarder ce qu’elle évite : selon eux, l’évitement soulage sur le moment, mais il finit par confirmer qu’on ne peut pas faire face. Il existe pour de bonnes raisons, et le travail consiste à comprendre lesquelles, puis à affronter peu à peu ce qui fait peur.

Les fondateurs de la Gestalt, Perls, Hefferline et Goodman, voyaient déjà l’angoisse comme une difficulté à respirer pendant une excitation retenue, une émotion forte que l’on bloque en se serrant la poitrine (Gestalt Therapy, 1951). En séance, on prête donc attention au souffle, au corps et à ce que la peur protège. Ce souffle retenu porte un nom en Gestalt, la rétroflexion, expliquée dans les interruptions du contact. La Gestalt a été bien moins étudiée que la TCC pour le trouble panique : rien ne permet de promettre le même résultat. C’est une autre façon de travailler, à choisir en connaissance de cause. La page pour choisir entre TCC, Gestalt et psychanalyse aide à comparer.

L’hypnose n’est pas une réponse d’urgence. Un aide-mémoire paru chez Dunod décrit des exercices d’autohypnose contre la crise d’anxiété, à apprendre après un accompagnement adapté à la personne. Ces exercices s’apprennent : voyez apprendre l’autohypnose avec ses limites. Ce que montrent les études sur l’hypnose et l’anxiété est résumé sur une autre page.

Comment je travaille avec les personnes qui font des crises d’angoisse

Comment je travaille cela en séance

Quand une personne fait une crise d’angoisse pendant une séance, je lui demande de me regarder dans les yeux, pour établir un contact qui rassure.

Pour le travail de fond, tout dépend du contexte, parce que chaque situation est différente.

Pour être accompagné au Cabinet du Faubourg, la page être accompagné pour l’anxiété à Paris 12 présente la Gestalt-thérapie et l’hypnose, avec les tarifs.

Questions fréquentes sur la crise d’angoisse

Combien de temps dure une crise d’angoisse ?

Entre 5 et 20 minutes dans la plupart des cas. Elle monte vite jusqu’à un pic, puis redescend d’elle-même. Plusieurs crises peuvent parfois se suivre, et la fatigue peut durer quelques heures après.

Peut-on mourir d’une crise d’angoisse ?

Non, la crise ne met pas la vie en danger, disent l’Assurance maladie comme PSSM France. Mais les mêmes signes peuvent venir d’un problème cardiaque, que seul un examen médical permet d’exclure. Devant une première crise ou une douleur dans la poitrine, appelez le 15 ou le 112.

Pourquoi une crise d’angoisse sans raison ?

Une crise peut surgir sans déclencheur apparent, au réveil, au volant ou au travail, chez des personnes qui n’ont pas de trouble anxieux. Le déclencheur n’est pas toujours visible sur le moment. L’agenda des crises, que cite l’Assurance maladie, aide ensuite le médecin à y voir plus clair.

Crise d’angoisse ou crise cardiaque : comment savoir ?

On ne peut pas le savoir seul avec certitude, car les signes se ressemblent. Une douleur qui serre la poitrine, dure plus de cinq minutes, ne passe pas au repos ou s’étend vers la mâchoire, les bras ou le dos est une urgence. En cas de doute, appelez le 15 ou le 112 : le médecin régulateur évalue la situation avec vous.

Faut-il aller aux urgences pour une crise d’angoisse ?

Pour une première crise, une douleur dans la poitrine ou un malaise, appelez le 15 ou le 112 plutôt que de conduire. Au téléphone, le médecin régulateur décide avec vous : envoyer une équipe, ou consulter un médecin de garde ou votre médecin traitant. Si vos crises sont connues et ressemblent aux précédentes, l’Assurance maladie indique que des mesures simples permettent en général de faire baisser puis d’arrêter la crise ; parlez-en ensuite à votre médecin.

Une thérapie peut-elle aider ?

Oui, quand les crises reviennent. L’Assurance maladie recommande une psychothérapie ; la TCC est celle que l’Assurance maladie décrit comme efficace. La Gestalt-thérapie et l’hypnose sont d’autres approches, moins étudiées sur ce point, qui travaillent l’appui, le corps et ce que la peur protège.

Sources

  • Assurance maladie (2025). Suivi médical et vie quotidienne en cas de trouble panique, 11 avril 2025. ameli.fr
  • Assurance maladie (2025). Traitement de la crise d’angoisse aiguë et du trouble panique, 23 avril 2025. ameli.fr
  • Assurance maladie (2026). Reconnaître une douleur thoracique qui nécessite des soins urgents, 17 mars 2026. ameli.fr
  • PSSM France (2025). Comment gérer une attaque de panique ?, 30 avril 2025, mis à jour le 29 janvier 2026. pssmfrance.fr
  • 3114, numéro national de prévention du suicide. 3114.fr
  • Pompoli A., Furukawa T. A., Efthimiou O., Imai H., Tajika A., Salanti G. (2018). Dismantling cognitive-behaviour therapy for panic disorder: a systematic review and component network meta-analysis. Psychological Medicine, 48(12), 1945-1953. doi.org/10.1017/S0033291717003919
  • Joyce P., Sills C. (2014). Skills in Gestalt Counselling & Psychotherapy, 3e éd. Sage, Londres (chapitre « Embodied experience » et chapitre 19, p. 214-216).
  • Perls F., Hefferline R., Goodman P. (1951). Gestalt Therapy: Excitement and Growth in the Human Personality. Julian Press, New York (partie « Directed awareness »).
  • Célestin-Lhopiteau I., Bioy A. (coord.) (2014). L’aide-mémoire d’hypnoanalgésie et d’hypnosédation en 43 notions. Dunod, Paris (p. 262, sur la crise de douleur et d’anxiété).
  • Numéros hors de France, vérifiés le 29 octobre 2026 : 112.be (Belgique), ch.ch (Suisse), canada.ca (Canada).

Page écrite par Stéphane Wioland, Gestalt-thérapeute et hypnothérapeute au Cabinet du Faubourg (Paris 12) et en visio, secouriste en santé mentale, formé par PSSM France en 2024, membre de la FF2P. Mise à jour le 29 octobre 2026.

Quand les crises reviennent, un travail en séance peut aider à comprendre ce qu’elles protègent et à retrouver de l’appui. Une séance individuelle dure 45 minutes : 75 € au cabinet, 70 € en visio sur Zoom. Une séance d’hypnose dure 80 minutes, pour 100 €. Pour prendre rendez-vous pour un travail de fond, voyez aussi la page de la thérapie individuelle.

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Cette page donne une information générale. Elle ne remplace pas l’avis d’un médecin. En cas d’urgence : 15 ou 112. Idées suicidaires : 3114.

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