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Combien de temps dure une Gestalt-thérapie ?

Une Gestalt-thérapie n’a pas de durée fixée à l’avance : quelques séances peuvent suffire pour une difficulté précise, alors qu’un travail plus profond prend souvent plusieurs mois, parfois davantage. Le rythme habituel est d’une séance par semaine ou tous les quinze jours, et la fin se décide en en parlant avec le thérapeute, au moment où vous sentez que le travail a porté ses fruits.

Durée d’une Gestalt-thérapie : l’essentiel

La durée dépend de ce qui vous amène et de tout ce qui, dans votre vie, est touché par cette difficulté. Les études menées sur l’ensemble des psychothérapies montrent que les progrès sont souvent plus rapides au début, et que venir chaque semaine semble les accélérer. Dans l’étude française THEGETCI, publiée en 2025, les personnes suivies ont fait 31 séances en moyenne, réparties sur un peu plus d’un an.

Au Cabinet du Faubourg, à Paris 12, une séance individuelle dure 45 minutes et coûte 75 € au cabinet, 70 € en visio. C’est la personne qui décide de s’arrêter, et elle garde la possibilité de revenir plus tard si le besoin s’en fait sentir.

Pourquoi une Gestalt-thérapie n’a-t-elle pas de durée fixe ?

Certaines thérapies suivent un programme écrit à l’avance, avec un nombre de séances prévu dès le départ. La Gestalt-thérapie part au contraire de ce qui se passe pour vous, ici et maintenant, et de la façon dont vous le vivez : le travail suit ce qui apparaît en séance, ce qui ne se planifie pas au mois près. Cette attention à ce qui se passe pour vous, en séance, porte un nom en Gestalt : l’awareness.

Plusieurs choses jouent sur la durée, à commencer par la demande de départ, plus ou moins précise selon les personnes. Il faut compter aussi avec ce qui se répète, parfois depuis l’enfance, avec la place que la difficulté a prise dans le couple, le travail ou la famille, et avec les appuis que la personne trouve déjà autour d’elle.

Phil Joyce et Charlotte Sills, deux formateurs britanniques en Gestalt, observent dans Skills in Gestalt Counselling & Psychotherapy (Sage, 2014) que beaucoup de personnes découvrent ce qu’elles veulent vraiment après quelques semaines. C’est souvent autre chose que ce qu’elles avaient en tête en arrivant, et des sujets lourds, comme la honte ou des violences sexuelles subies, n’apparaissent parfois qu’après des mois de confiance.

Pour ces deux auteurs, choisir un travail court ou long tient surtout à la situation et aux préférences de chacun, et une thérapie brève peut transformer beaucoup de choses et suffire. Elle peut aussi laisser ce qu’ils appellent une « gestalt ouverte », une question encore en mouvement que la personne continue de faire vivre après la fin. Cette idée d’un mouvement qui se boucle ou reste ouvert est au centre du cycle de contact en Gestalt.

Que disent les études sur la durée des thérapies ?

En 1986, le psychologue américain Kenneth Howard et ses collègues ont décrit ce qu’ils ont appelé la relation dose-effet en psychothérapie. Plus on fait de séances, plus la probabilité d’aller mieux augmente, mais les progrès sont plus rapides au début et ralentissent ensuite (Howard et al., American Psychologist, 1986).

Plus de trente ans après, Louisa Robinson, Jaime Delgadillo et Stephen Kellett, de l’université de Sheffield, ont repris 26 études menées dans des conditions ordinaires de soin, loin des essais de laboratoire. Ils y retrouvent cette courbe qui monte vite puis s’aplatit. Selon les lieux, les patients et la façon de mesurer, le nombre de séances utile allait de 4 à 26. Les auteurs notent des exceptions à cette courbe, comme les troubles des conduites alimentaires et les troubles psychiatriques sévères (Robinson et al., Psychotherapy Research, 2020).

Ces deux travaux mélangent toutes les approches. Pour la Gestalt seule, il existe une étude française, THEGETCI, menée par Benjamin Calvet et ses collègues. Les 319 patients allés au bout du suivi y ont fait environ 31 séances, avec un minimum de 12 (Calvet et al., Frontiers in Psychiatry, 2025). Ses résultats et ses limites sont détaillés sur la page ce que disent les études sur l’efficacité de la Gestalt-thérapie.

Ces chiffres restent des moyennes de groupe, et ils ne disent pas combien de temps durera votre propre thérapie.

Une séance par semaine ou tous les quinze jours ?

Le rythme conseillé au cabinet va d’une séance hebdomadaire à une séance toutes les deux semaines, parce que la régularité permet au travail de s’installer dans votre quotidien, entre deux rendez-vous.

La revue de Robinson et de ses collègues apporte ici un repère : dans les études qu’ils ont lues, venir chaque semaine semblait faire progresser plus vite qu’un rythme plus espacé. Le rythme de deux semaines garde pourtant sa place quand l’emploi du temps ou le budget l’imposent, et vous pouvez en parler dès la première séance.

Combien dure une séance, et combien coûte une thérapie ?

Une séance individuelle de Gestalt-thérapie dure 45 minutes. Elle a lieu au Cabinet du Faubourg, 82 rue du Faubourg Saint-Antoine, ou en visio, du lundi au mercredi de 14 h à 23 h, et le jeudi en visio uniquement, de 18 h à 22 h 45. Le paiement se fait par carte bancaire, au moment de la réservation en ligne. Le déroulé d’une séance à distance est décrit sur la page thérapie en visio.

Le tableau ci-dessous donne le coût par mois selon le rythme choisi, sur la base de quatre semaines.

Rythme Au cabinet (75 € la séance) En visio (70 € la séance)
Chaque semaine environ 300 € par mois environ 280 € par mois
Toutes les deux semaines environ 150 € par mois environ 140 € par mois

Les 31 séances en moyenne de l’étude THEGETCI viennent d’une étude où les séances duraient une heure : ce n’est ni une prévision ni la durée habituelle d’une thérapie au cabinet, où aucune durée n’est fixée à l’avance. Chez un Gestalt-thérapeute qui n’est ni médecin ni psychologue, les séances ne sont pas remboursées par l’Assurance maladie, mais certaines mutuelles prévoient un forfait pour ce type de consultation : renseignez-vous auprès de la vôtre.

Comment savoir que la thérapie avance ?

Les signes se voient d’abord dans la vie de tous les jours : une dispute qui ne prend plus les mêmes proportions, une décision qu’on arrive enfin à prendre, un sommeil qui revient ou une façon nouvelle de dire non. On remarque aussi parfois, en séance, qu’on parle de soi autrement qu’au début.

Dans un chapitre sur la thérapie avec les enfants, publié dans l’ouvrage collectif dirigé par Ansel Woldt et Sarah Toman, Gestalt Therapy: History, Theory, and Practice (Sage, 2005), la thérapeute propose de revenir à une question posée dès la première séance : à quoi saura-t-on que les choses vont mieux ? Cette question vaut aussi pour un adulte, et y répondre de temps en temps aide à mesurer le chemin, même quand on a l’impression de stagner.

Comment se décide la fin d’une Gestalt-thérapie ?

La fin d’une thérapie se prépare, et Joyce et Sills écrivent qu’après un long travail il faut prendre plusieurs semaines, voire plusieurs mois, pour en parler avant la dernière séance. Le but est de faire le récit du chemin parcouru, de nommer ce qui a changé et d’imaginer comment faire face aux difficultés qui reviendront.

Ils ajoutent qu’il est normal que des questions restent ouvertes au moment de partir. Gro Skottun et Åshild Krüger, dans Gestalt Therapy Practice, rappellent de leur côté que la manière de finir compte, car une fin de thérapie peut réveiller la façon dont on a vécu d’autres séparations.

La page sur la Gestalt-thérapie au cabinet de Paris 12 le dit simplement : l’engagement est libre et personnel, et c’est à vous de revoir cette question avec votre thérapeute.

Comment je travaille cela en séance

Le processus de la Gestalt est large, et la durée dépend de l’ensemble des problématiques systémiques de la personne.

Une séance individuelle dure 45 minutes. Nous faisons le point sur ce qui a changé à presque toutes les séances, et le processus de Gestalt fonctionne à partir du moment où vous vous y impliquez.

La fin est déterminée par la personne, ou bien je lui explique que je pense que le plus gros du travail est fait, en laissant la porte ouverte pour qu’elle revienne si besoin.

Et si rien ne bouge ?

Il arrive qu’on ait l’impression de tourner en rond pendant plusieurs séances. Joyce et Sills parlent alors d’impasse, un moment où l’envie de changer et une vieille façon de se protéger se tiennent en équilibre. Pour eux, ce moment n’est pas un échec, car c’est souvent là que la difficulté qui vous a amené se rejoue en séance, et donc là qu’elle peut être comprise. La vieille façon de se protéger dont parlent Joyce et Sills correspond à ce que la Gestalt appelle un ajustement créateur.

Le plus utile est d’en parler en séance, tel quel, car dire « j’ai l’impression que ça n’avance pas » fait partie du travail. Vous pouvez aussi discuter du rythme, ou d’une autre approche si vous en ressentez le besoin : les différences entre les méthodes sont présentées sur la page Gestalt, TCC ou psychanalyse : quelles différences ?

Si l’hypnose vous tente, le nombre de séances suit une autre logique, expliquée sur la page combien de séances d’hypnose prévoir.

Quand je détecte un danger pour la personne, je recommande le médecin ou le psychiatre. Si vous allez très mal ou si vous avez des idées noires, n’attendez pas la prochaine séance et appelez le 3114, gratuit et ouvert jour et nuit.

Questions fréquentes

Peut-on faire une Gestalt-thérapie courte ?

Oui, quand la demande est précise : Joyce et Sills rappellent qu’une thérapie brève peut suffire et transformer beaucoup de choses. Certaines difficultés anciennes ou très lourdes demandent en revanche plus de temps.

Peut-on arrêter sa thérapie quand on veut ?

Oui, c’est la personne qui décide de la fin. Il est préférable d’en parler quelques séances avant, pour faire le point sur ce qui a changé et finir sans rupture brutale, et vous pouvez revenir plus tard si besoin.

Faut-il s’engager sur un nombre de séances ?

En Gestalt, la durée n’est pas fixée en chiffres au départ, parce qu’elle dépend de ce qui se joue pour vous. Le paiement se fait par carte, au moment de la réservation en ligne.

Combien dure une séance de Gestalt-thérapie ?

Au Cabinet du Faubourg, une séance individuelle dure 45 minutes, pour 75 € au cabinet et 70 € en visio, et une séance de thérapie de couple dure 1 h 20.

Une Gestalt-thérapie dure-t-elle plus longtemps qu’une TCC ?

On ne peut pas vraiment le dire, car les chiffres ne mesurent pas la même chose. Pour les troubles anxieux graves, la HAS indique qu’une TCC comporte le plus souvent 12 à 25 séances d’environ 45 minutes (guide de la HAS sur les troubles anxieux graves, 2007) : c’est un programme prévu à l’avance. Dans l’étude THEGETCI, les personnes allées au bout de leur Gestalt-thérapie ont fait 31 séances d’une heure en moyenne, pour des motifs variés. Les deux approches ne visent pas le même travail, comme le montre la page comparer la Gestalt, les TCC et la psychanalyse.

Pour un premier rendez-vous, la page thérapie individuelle à Paris 12 ou en visio présente le cadre des séances, et la présentation de la Gestalt-thérapie, thérapie dite de troisième génération en explique les bases.

Sources

  • Howard K. I., Kopta S. M., Krause M. S., Orlinsky D. E. (1986). The dose-effect relationship in psychotherapy. American Psychologist, 41(2), 159-164. PubMed 3516036
  • Robinson L., Delgadillo J., Kellett S. (2020, en ligne en 2019). The dose-response effect in routinely delivered psychological therapies: A systematic review. Psychotherapy Research, 30(1), 79-96. doi.org/10.1080/10503307.2019.1566676
  • Calvet B., Vallejo J.-L., Plu Y., Soulat I., Foucher A., Clément J.-P. (2025). Use of the Temperament and Character Inventory to describe the effectiveness of Gestalt therapy. Frontiers in Psychiatry, 16, 1280954. doi.org/10.3389/fpsyt.2025.1280954
  • Haute Autorité de santé (2007). Affections psychiatriques de longue durée : troubles anxieux graves, guide médecin ALD 23. has-sante.fr
  • Joyce P. et Sills C. (2014). Skills in Gestalt Counselling & Psychotherapy, 3e édition. Sage. Chapitres sur la fin de la thérapie et sur le travail bref.
  • Woldt A. L. et Toman S. M. (dir.) (2005). Gestalt Therapy: History, Theory, and Practice. Sage.
  • Skottun G. et Krüger Å. Gestalt Therapy Practice: Theory and Experiential Learning.

Page écrite par Stéphane Wioland, Gestalt-thérapeute et hypnothérapeute au Cabinet du Faubourg (Paris 12) et en visio, membre de la FF2P. Mise à jour le 28 octobre 2026.

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La Gestalt-thérapie ne remplace pas un suivi ou un traitement médical. En cas de détresse importante ou d’idées noires, parlez-en à votre médecin ou appelez le 3114, numéro national de prévention du suicide, gratuit et ouvert jour et nuit.

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